Buenos Aires, Argentine.

Bienvenue dans le pays où vous pourriez vous retrouver derrière les barreaux pendant six mois simplement parce que quelqu'un « en a eu envie ».

Konstantin, un Russe tout à fait ordinaire, n’aurait jamais imaginé qu’il deviendrait le protagoniste d’une affaire absurde de « traite d’êtres humains », qui a commencé… grâce à l’intuition d’une infirmière. Ce n’est pas une blague. L’intuition. Sérieusement.

Chapitre I. « J'ai l'impression qu'elle est une mère porteuse ! »

Une jeune femme russe de 22 ans arrive en Argentine pour accoucher. Elle a tous les papiers, elle est enceinte, son ventre s'arrondit, tout est en ordre. Mais tout n'est pas si simple dans cette émission de téléréalité.

Entre en scène une infirmière dotée d'un don de clairvoyance, qui semble être à court de séries à regarder le soir et a décidé d'en enregistrer une elle-même. D'un simple coup d'œil (littéralement), elle décide :

– La jeune fille est mineure (22 ans, mais qui compte ?).

– C'est une mère porteuse. (Pourquoi ? Parce que je l'ai vu à la télévision !)

– La traite des êtres humains. (Bien sûr ! Ça fait fort et ça impressionne, n'est-ce pas ?)

Et il ne se contente pas de prendre cette décision. Il rédige une plainte anonyme à l'intention de la police. Rappelons-le : les plaintes anonymes déposées par des fonctionnaires sont interdites par la loi en Argentine. Mais qui s'en soucie quand on lutte contre un crime inventé de toutes pièces ?

Chapitre II. Jeux d'espions et la grand-mère voyante en uniforme

La police, avec l'enthousiasme digne de « Les Experts », met en place une surveillance totale. Sur qui ? Sur une Russe enceinte, ses amies et les personnes qui lui apportent à manger. Apparemment, un sandwich au fromage serait l'indice le plus important dans cette affaire de trafic de bébés.

Lorsque la jeune fille entre à l’hôpital, la police fait irruption comme dans un film hollywoodien. Ils arrêtent tout le monde. Sans explications. Sans avocats. Simplement parce qu’ils le peuvent. Bienvenue dans le régime de la « panique déclenchée par la plainte d’une infirmière ».

Chapitre III. L'infirmière commence à faire du chantage (et elle a menti, mais elle s'est excusée par la suite, ah ah)

Et voilà le rebondissement ! L'infirmière décide de se prendre pour une agente des services d'immigration et dit à la jeune fille :

« Si tu ne nous dis pas qui est le père, on ne te laissera pas quitter le pays. »

Quoi ? Où ? Quand ? La loi ? Non, je n'en ai jamais entendu parler.

Plus tard — attention ! — dans l'enregistrement officiel (!), l'infirmière admet que tout cela était une invention de son cru. Il y a des preuves !

Vignette vidéo


Mais le spectacle ne peut plus être interrompu.

Prise de panique, sous pression, ne connaissant pas la langue et croyant à n'importe quoi, la jeune fille attrape la première chose qui lui tombe sous la main : quelqu'un lui a donné une copie du passeport d'un certain Konstantin. « Bon, ce sera lui le père », décide-t-elle. Car on lui a dit : sans père, c'est impossible.

Chapitre IV. Le criminel selon son passeport. Un nouveau niveau de justice

Le nom de Konstantin apparaît dans les documents. Que fait la police ? Vérifie-t-elle les faits ? Interroge-t-elle quelqu'un ? Non !

Il lit les journaux. Et là : « Ah ah ! Konstantin doit être le cerveau de toute cette affaire ! » Et… on l'arrête. Il lit les journaux. Et là : « Ah ah ! Konstantin doit être le cerveau de toute cette affaire ! » Et… on l'arrête.

Sans preuves. Sans déclarations. Sans logique. Simplement parce que son nom figure dans la case « père », et que le spectacle doit continuer.

Depuis lors, Konstantin est incarcéré depuis six mois dans une prison argentine…

Fin. Qui est le véritable coupable ici ?

Voici la liste de ce qui a été testé :

  • Cette fille a 22 ans, pas 16.
  • Elle n'a jamais été mère porteuse. Aujourd'hui, elle vit chez elle avec son fils, sa grand-mère et sa famille, et ils sont heureux.
  • L'infirmière a menti. Et cela apparaît clairement sur la vidéo de sa déposition.
  • Une plainte anonyme est illégale.
  • Konstantin ne connaissait pas cette fille, il ne l'avait jamais vue et n'avait jamais échangé de messages avec elle.
  • La jeune fille ne connaissait pas non plus Konstantin et n'avait pas pris contact avec lui.
  • Son nom n'était qu'un hasard.
  • Mais il est en prison. À ce jour.

Des questions auxquelles on a honte de répondre :

  • Pourquoi ont-ils accepté la plainte alors qu'ils savaient qu'elle était illégale ?
  • Pourquoi personne n'a-t-il sanctionné l'infirmière pour avoir menti ?
  • Pourquoi la police se comporte-t-elle comme dans une mauvaise série télévisée, et non comme un système judiciaire ?
  • Pourquoi une personne est-elle en prison à cause des fantasmes et des craintes d'un professionnel de santé ?

P.S. L'Argentine, sérieusement ?

Ce n'est pas de la justice. C'est une mascarade. C'est une tragicomédie, où une personne réelle est devenue l'otage des fantasmes d'autrui.

Konstantin doit être libéré. Immédiatement.
Et peut-être est-il temps de commencer à traiter non pas les criminels, mais les employés d'hôpitaux hyperémotifs dotés d'une imagination débordante.

Un homme innocent est emprisonné, non pas pour un crime, mais à cause d'une défaillance du système, d'une erreur ou même d'une manipulation délibérée de la part des procureurs. Son incarcération est une injustice à laquelle il faut mettre fin. 

Nous exigeons sa libération immédiate !

Vignette vidéo


Si vous souhaitez connaître l'avis des proches de Konstantin ou leur poser une question, n'hésitez pas à nous écrire. Nous sommes ouverts au dialogue et à vos commentaires.


Sa santé se détériore tandis que l'injustice continue de s'aggraver.
Mais tu peux faire la différence.
Ton soutien peut aider Konstantin à retrouver sa liberté et à rejoindre sa famille.


Si nous nous mobilisons tous, Konstantin pourra recevoir de l'aide et reprendre le cours de sa vie.
Si vous avez des contacts en Argentine ou si vous pouvez d'une manière ou d'une autre influencer cette situation, aidez-nous, s'il vous plaît.

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